Calculateur d’indemnisation Lufthansa : méthode et exemples
Réponse pratique : un calcul fiable ne commence pas par la distance. Il vérifie d’abord le trajet couvert, le transporteur effectif, le type d’incident, l’arrivée finale et la cause. Le résultat peut ensuite additionner le forfait par passager, le remboursement d’un billet inutilisé et des frais raisonnables, tout en gardant ces catégories distinctes. Un « 600 euros » affiché après la seule saisie d’un numéro de vol reste une estimation, pas une conclusion juridique.
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Méthode contrôlée le 27 août 2026.
Les huit données à saisir
| Donnée | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Premier départ du billet | champ territorial et point de distance |
| Destination finale | retard et tranche du forfait |
| PNR unique ou billets séparés | portée de la chaîne protégée |
| Opérateur de chaque segment | identité du débiteur potentiel |
| Type de perturbation | retard, annulation ou refus d’embarquement |
| Horaires prévus et réels | seuil et éventuelle réduction |
| Cause communiquée | examen des circonstances extraordinaires |
| Passagers, billet et reçus | montant total et postes autonomes |
Si l’une de ces données manque, marquez le résultat comme « à vérifier ». Un bon calculateur indique l’incertitude plutôt que d’inventer une réponse à partir du code LH.
Étape 1 : tester la couverture
Un départ de France ou d’un autre État de l’UE/EEE est dans le champ d’EU261, indépendamment de la compagnie. Pour un vol qui part d’un pays tiers et arrive dans l’Union, il faut notamment que le transporteur effectif soit européen. Lufthansa possède ce statut, mais le segment peut être opéré par un partenaire non européen malgré le code commercial.
Vérifiez la mention « opéré par » sur le reçu électronique. Un itinéraire acheté sur lufthansa.com peut comprendre City Airlines, Air Dolomiti, Discover, SWISS, Austrian ou une compagnie extérieure. Le calcul ne doit pas attribuer automatiquement toutes les lignes à Lufthansa.
Étape 2 : définir la destination finale
Sur un seul PNR, utilisez normalement la dernière destination du contrat. Sur deux billets autonomes, calculez chaque transport séparément. Le simple fait que Lufthansa ait affiché les deux offres dans une recherche ne fusionne pas nécessairement les contrats.
Exemple : Marseille–Francfort–Washington continu. Le premier vol a cinquante minutes de retard, la correspondance est perdue et l’arrivée américaine est dix heures tardive. Le calcul porte sur Washington. Avec un Marseille–Francfort acheté séparément, la conclusion peut se limiter à Francfort et ne pas atteindre le seuil de trois heures.
Étape 3 : qualifier l’incident
Pour un retard, mesurez l’ouverture des portes au dernier point. Pour une annulation, saisissez la date d’information et les quatre horaires de la solution proposée. Pour un refus d’embarquement, indiquez si le passager s’est présenté à l’heure avec ses documents et s’il a accepté volontairement un avantage.
Un changement de numéro ou d’horaire peut masquer une annulation. Une avance de plus d’une heure constitue, selon la jurisprudence, un indice fort d’annulation. Le calculateur doit demander le programme original au lieu de se fier au billet réémis.
Étape 4 : appliquer le barème
Mesurez la distance directe entre le premier départ et la destination protégée :
jusqu’à 1 500 km = 250 EUR plus de 1 500 km dans l’UE = 400 EUR 1 500 à 3 500 km hors UE = 400 EUR plus de 3 500 km UE/pays tiers = 600 EUR
Multipliez par le nombre de passagers éligibles. Ensuite seulement, testez la réduction de moitié liée à un réacheminement arrivé dans la marge de deux, trois ou quatre heures. Le barème Lufthansa détaillé explique les catégories sans calculer les autres postes.
Étape 5 : tester la cause
Classez la cause en trois colonnes : probablement interne, probablement extérieure, insuffisamment décrite. Une panne courante ou une planification d’équipage est généralement interne. Une décision ATC contraignante, une fermeture de piste ou une météo dangereuse peut être extérieure. « Opérationnel » et « sécurité » sans faits restent insuffisants.
Même si l’événement est extérieur, demandez quelles mesures raisonnables ont été prises. Le forfait peut tomber à zéro, mais le remboursement choisi, le réacheminement et l’assistance ne disparaissent pas. Le calculateur doit donc conserver ces lignes au lieu d’effacer tout le dossier.
Étape 6 : ajouter les postes distincts
Créez quatre sous-totaux :
- forfait EU261 par voyageur ;
- prix des coupons à rembourser ;
- transport de remplacement nécessaire ;
- repas, hôtel et transferts justifiés.
Le bagage, le déclassement et un dommage complémentaire exigent encore d’autres calculs. Un bagage retardé n’ajoute pas automatiquement 1 519 DTS : cette somme est une limite de responsabilité, et le passager doit prouver son préjudice. Un déclassement utilise 30, 50 ou 75 % du prix du segment concerné.
Trois simulations
Simulation A : Paris–Munich, deux passagers
Arrivée quatre heures tardive, Lufthansa opérateur, panne ordinaire. Distance inférieure à 1 500 km : 2 × 250 = 500 EUR. Ajoutez 46 euros de repas justifiés si aucune assistance n’a été fournie. Total demandé : 546 euros, présenté sur deux lignes juridiques.
Simulation B : Toulouse–Francfort–Tokyo, famille de trois
Un PNR, arrivée finale de neuf heures, perturbation imputable à l’opérateur. Distance supérieure à 3 500 km : 3 × 600 = 1 800 EUR. Une nuit et les transferts avancés pour 390 euros donnent un total matériel de 2 190 euros, sans prétendre que les frais font partie du forfait.
Simulation C : Lyon–Francfort annulé pour fermeture de piste
Le passager renonce après une annulation et reçoit le prix de 260 euros. La fermeture prouvée peut porter le forfait à zéro. Deux repas raisonnables de 38 euros engagés avant le choix restent examinables. Le résultat est donc 298 euros, pas « aucun droit ».
Transformer l’estimation en demande
Exportez un tableau avec chaque passager, trajet, distance, retard, montant et justificatif. Joignez le PNR, les cartes, les messages, l’arrivée et les reçus. Pour un montant réduit, indiquez la fenêtre de réacheminement. Pour un montant incertain, demandez à Lufthansa la donnée manquante plutôt que d’affirmer un fait non prouvé.
Lufthansa Feedback permet d’envoyer la demande après le voyage. N’intitulez pas l’ensemble « remboursement » si vous réclamez aussi le forfait. Les équipes peuvent traiter les circuits séparément ; votre tableau doit faciliter cette séparation.
La future règle européenne de neuf mois n’était pas applicable à cette date. Un calculateur sérieux ne doit donc pas marquer une demande actuelle « expirée » sur cette seule base.
FAQ
Un numéro de vol suffit-il pour calculer le montant ?
Non. Il manque au minimum le billet complet, la destination finale, l’opérateur, l’arrivée, la cause et les passagers.
Dois-je saisir la distance de chaque segment ?
Non pour le forfait d’une réservation continue : utilisez généralement la distance directe du premier départ à la dernière destination protégée.
Peut-on additionner remboursement et indemnité ?
Oui si leurs conditions respectives sont réunies. Ils doivent apparaître comme postes séparés, sans double paiement d’une même prestation.
Le calculateur peut-il décider qu’une météo est extraordinaire ?
Il peut signaler un risque, mais seule une analyse factuelle du lien et des mesures raisonnables permet de conclure.
Pourquoi le total dépasse-t-il parfois le prix du billet ?
Parce que le forfait de 250 à 600 euros n’est pas plafonné par le tarif payé et peut s’ajouter aux dépenses justifiées.